Né à Beaumont le 11 mai 1815,
décédé à Toulouse le 6 août 1883. “Tôt orphelin, il fut
encouragé dans ses études par son frère et finit par enlever à Paris
la licence puis le doctorat es sciences. Il y subit aussi l’influence
des Saint-Simoniens, se lia d’amitié avec Victor Considérant.
Chargé de chercher à Vienne, en Autriche, des manuscrits inédits de
Fermat, il fut suppléant dans un cours de calcul des probabilités de l’Université
de Paris, puis professeur de mathématiques à Dijon en 1848. Inspecteur
général des lycées en 1866, il regagna Toulouse dès 1868 comme
professeur d’astronomie à la faculté des sciences et directeur de l’observatoire.
Il publia de nombreux mémoires.”
Ecrits recueillis par Monsieur Pierre Gairin dans “Les Toulousains dans l’histoire” paru
en 1984 aux éditions Privat sous la direction de Ph.Wolf.
Notes de Monsieur Gairin : "Le buste de Monsieur Despeyrous, sculpté par Monsieur
Baux de Toulouse, a été donné à la ville par Madame Despeyrous. L’ensemble
des biens légués à la ville de Beaumont par Monsieur Despeyrous
était très important. Il faut ajouter que sa veuve régla tous les
frais de succession relatifs à ce legs."
Colonel DARQUIER
Colonel major des tirailleurs de la garde impériale. “Darquier, né à Beaumont en 1770, avait combattu
en Italie, dans l’armée du Rhin, en Pologne et enfin en Espagne. Il s’était
rendu célèbre à Eylau où, avec son bataillon, il culbuta à la
baïonnette, une colonne russe forte de 5000 hommes. Il mourut en
Espagne en 1812".
D'après le livre de J.Bessodes " Beaumont son histoire" .
VERNHES
"Il y eut plusieurs personnages du nom de Vernhes à Beaumont au XVIIIème.
l'un d'eux, juge au siège de Beaumont vers 1720, et en même temps
coseigneur de Saint Pessère (il s'agit sans doute de Sempessère dans
le Gers), était propriétaire de la maison du 39 rue de la Font ; un
autre était dénommé "juge de Lomagne". Un autre a joué un
rôle pendant la Révolution. La maison
appartenant à un Vernhes, dont la rue porte son nom, n'a pas été
trouvée. On peut supposer qu'on a voulu honorer celui dont Bessodès dit (page 148
dans "Beaumont son histoire") : "Le 18 novembre 1792, mourut à
Beaumont le comte Henri Bernard de Vernhes, ci-devant conseiller
rapporteur du Point d'Honneur qui, par testament du 4 avril 1792, avait
institué l'Hôpital du Saint Esprit son héritier universel. (Il y eut
des procès et cette affaire ne fut réglée qu'en 1839)."
D'après les recherches de Monsieur Gairin " Au fil des rues et du
temps" .
MAURAN
En 1743, une demoiselle de Mauran, veuve, avait une grande maison rue de
Gimont (nouvellement rue Fermat) communiquant par un grand jardin avec
une autre qui confrontait du couchant la rue Mauran actuelle. Les Mauran
constituaient à cette époque l'une des grandes familles de Beaumont.
Le nom de la rue vient peut-être de celui d'un prêtre beaumontois,
François de Mauran, qui mourut en 1805, laissant ses biens aux pauvres."
Ecrits de Pierre Gairin " Au fil des rues et du
temps" .
Jacques TOUREIL
C'est le nom d'une grande famille de Beaumont ; l'un de ses membres connut une réussite particulièrement
prestigieuse. C'est peut-être lui que Beaumont voulut honorer : Jacques
TOUREIL, né en 1656, décédé à Paris le 11 octobre 1714 . "Fils
d'un procureur général au parlement de Toulouse, sa famille habite la
maison où est actuellement installée la mairie. Jurisconsulte et homme
de lettres, Jacques de Toureil se livre exclusivement à l'étude des
langues anciennes et particulièrement du grec. Le 14 février 1692,
il est reçu à l'Académie Française... À noter que La Bruyère, qui
était aussi candidat, (mais pour la troisième fois) échoue contre
Toureil... Outre des Essais de jurisprudence (1694), il se consacre à
la traduction et à l'édition des oeuvres de Démosthène... Ces
traductions, pleines de recherches et d'ornements, ont fait dire à
Racine : "Le bourreau...! il fera tant qu'il donnera de l'esprit à
Démosthène!"
Écrits d'après la notice bibliographique de Ch. Stierlé, tirée de "Dix siècles de vie littéraire en Tarn et
Garonne
NOS POÈTES
Les rapides renseignements biographiques que nous
donnons sont tous tirés des notices bio-bibliographiques de l'ouvrage
"Dix siècles de vie littéraire en Tarn et Garonne"
Olympe BENAZET
Né à Beaumont le 25 août 1802 et décédé à Toulouse en
1879. Il a écrit des vers en français et en occitan et a vécu surtout
à Toulouse où il a exercé, d'après Georges Passerat, le métier de
"chanteur des rues". Son style rappelle celui des poètes de
l'école beaumontoise (Bernat de Saint Salvy, Joseph Vivent, Etienne
Moisset)... Son oeuvre a été publiée de son vivant dans deux recueils :
Passe temps (en 1835 à Toulouse, 1842 Montauban) et Olympienne (1844 et
1866).
Ecrits de Georges Passerat
Basile CASSAIGNEAU
Né à Lamothe Cumont le 27 mai 1821 et décédé à Beaumont le 1er décembre 1904. "Médecin
de la Lomagne", d'après sa propre expression, le félibre gascon
le plus connu n'a jamais quitté son pays natal. La richesse de
Cassaigneau provient de l'originalité de sa langue car il écrit en
lomagnol et sauve des pans entiers de la culture populaire. Il apparaît
tributaire de ses devanciers moins connus du grand public, les maîtres
de l'école beaumontoise qui le précèdent d'une ou deux générations
(Bernat de Saint Salvy, François Vivent et Etienne Moisset).
Ecrits de Georges Passerat
Pierre FRAYSSINET
Né à Beaumont le 10 avril 1904 et décédé
à Paris le 16 décembre 1929. Fils de Marc Frayssinet, avocat,
journaliste, député de Castelsarrasin, maire de Beaumont..., conseiller
général. Pierre Frayssinet, après de brillantes études de droit
meurt à 25 ans en 1929. Après sa mort, ses amis publient la plus
grande partie de son oeuvre. Signalons que l'un de ses plus fidèles
amis s'appelle Marc Saint-Saens et que Gide et Giraudoux ont fait à son
propos, des remarques élogieuses. Influencé par Mallarmé et Raymond
de la Tailhède, Pierre Frayssinet s'est efforcé de concilier la
pensée mystique du premier et l'art éclatant du second.
Écrits de M. Maurières
Etienne MOISSET
Né à Beaumont le 14 novembre 1804 et décédé à
Beaumont le 31 décembre 1894. Émule du "jovial" Bernard de
Saint Salvy ..., ses chansons à caractère politique et galant se
chantaient lors de "baloches" dans les cafés de Beaumont, au
milieu du siècle dernier. Certaines sont restées populaires jusqu'à
nos jours.
Écrits de Georges Passerat
Bernard de SAINT-SALVY
Né à Beaumont le 27
août 1741 et décédé le 15 juillet 1792. Comme la famille de Pierre
de Fermat, les ancêtres beaumontois du poète Bernard de Saint-Salvy
appartiennent au milieu parlementaire toulousain... Noble, Philippe
François Marie de Bernard de Saint Jean... signe ses oeuvres du nom de
Bernat de Sent-Sauvi ... et s'adonne, sous ce titre, à la poésie....
Écrits de Georges Passerat
François VIVENT
Né à Beaumont le 3 mai 1806 et
décédé à Beaumont le 2 mars 1875. "Médecin beaumontois,
François Vivent se produit sur le théâtre de Beaumont pour faire rire
ses compatriotes. Dans ses chansons satiriques, il dresse le portrait
grinçant de ses compagnons de basoche. Le ton populiste de ses pièces
rimées devait charmer la société de son temps. Dans son expression
comme dans sa thématique, il reste tributaire de Bernard de Saint-Salvy."
Écrits de Georges Passerat
PRÉDICATEURS ET HOMMES D'EGLISE
Félix CUEILLENS
né à Beaumont en 1617 et décédé à Toulouse le 9 février 1689.
"Appelé à de hautes responsabilités dans l'ordre franciscain
(religieux de l'observance), Félix Cuiellens est un prédicateur
apprécié à la cour d'Anne d'Autriche. Il meurt en 1689 au couvent de
Toulouse. Son oeuvre comporte deux volumes de sermons, des oraisons
funèbres et une biographie de religieux."
Écrits de Georges Passerat
François LOUME
né à Beaumont, à une date inconnue et décédé à Beaumont
le 1er octobre 1728. "Prêtre lettré et savant, François Loumé
est curé de Beaumont, laissant trace dans les archives comme
bienfaiteur de l'Hospice de sa ville natale. Il figure parmi les poètes
récompensés aux jeux floraux pour un chant triomphal en 1672."
Écrits de Georges Passerat
Angel Eugène RAZOUA
né à Beaumont le 16 juillet 1830 et décédé à Genève le 29 juin 1878. "Après de brèves études
au petit séminaire de Moissac, ce neuvième enfant de juge de paix
s'engage à 16 ans dans la marine marchande... Journaliste d'opposition,
il est arrêté, acquitté... mais n'en passe pas moins plusieurs mois en
prison... En février 1871, il est élu député de la Seine... il
participe à la Commune... et après son échec, réussit à s'enfuir en
Suisse."
Écrits de M.Maurières
HOMMES POLITIQUES
François HUGUENY et Pierre LE LONG
tous deux personnages importants de l'époque révolutionnaire.
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