Sur les traces d’une ancienne voie romaine, Bioule est apparue aux environs du VIIème siècle. Tout d’abord bâtie dans un lieu qui porte le nom de « Camp d’Auriol », la cité s’est ensuite construite autour de son château, forteresse de briques rouges au bord de l’Aveyron, sous l’ombrage des pibouls (peupliers) et des platanes.
Pendant des siècles, les luttes entre papistes et huguenots ont rythmé la vie de Bioule. Les Cardaillac, propriétaires du château, fidèles vassaux des Valois, furent d’ardents défenseurs de l’église de Rome. La famille Cardaillac participa aux croisades et donna deux évêques à Montauban et un archevêque à Toulouse.
Les Réformés, installés sur la rive droite de l’Aveyron, occupaient la plaine alluviale. Même si aujourd’hui, les deux « philosophies » ne s’affrontent plus, des traces visibles de cette période subsistent encore, particulièrement dans la répartition de la population et la présence des deux édifices religieux : l’église et le temple.