Visiblement, le milieu du XIII° siècle fut un tournant pour cette seigneurie. Au même instant, le 23 mai 1253, fut conclu, entre l’abbé et l’évêque de Toulouse, un accord par lequel ils se partagèrent les dîmes des terres, et envisagèrent la création de chapelleries dans le cas où ces populations viendraient à se rassembler et à se stabiliser dans un lieu jusqu’alors désert. Belleperche s’apprêtait à ouvrir des terroirs, à regrouper des colons, voire à créer une paroisse unique pour concentrer les unités dispensées. Aussi est-il tentant de relier cet accord avec l’achat de 1251 et la fixation de limites de 1254, et de placer vers 1253-1254 la naissance de Larrazet, première bastide de Belleperche. Celle-ci a voulu réunir les habitants dispersés entre Cannac et Las Autvillas, tout en accueillant de nouveaux arrivants. Le regroupement des paroisses est attesté, ensuite, par leur disparition au profit de Larrazet, Cannac étant demeuré un hameau autour du cimetière. La pression démographique et le désir de maintenir ou d’accroître le niveau productif du domaine poussèrent l’Abbé à créer, seul, un village neuf, non fortifié et organisé puisque l’on distingue nettement quatre rues perpendiculaires qui le forment le réseau de circulation. L’espace intra-muros, modeste, est réservé aux habitations, aussi n’y rencontre-t-on pas de place publique, simplement une rangée de galeries sous des maisons de la rue principale. Un foirail exista aussi à l’extérieur de l’enceinte, là où le XIX) siècle établit une halle. |