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Léojac,
à l’origine Leviacum, qui doit sans doute son nom à une
exploitation rurale gallo-romaine installée dans la vallée de l’Angle,
fut habitée dès la plus haute antiquité. On y a découvert
notamment, un centre de fabrication et de taille de silex du paléolithique
inférieur, des époques chelléenne et acheuléenne, à Castagnès prés
de Gabach ; trois abris sous roche, grottes troglodytiques ou
simples refuges, dont deux furent explorés au siècle dernier, au
Cros et aux Proats ; une villa gallo-romaine au Plo et un cimetière
mérovingien entre le ruisseau l’Angle et l’église de Léojac-les-Farguettes.
La
commune constituée seulement en 1802 par la réunion de sections des
communes de Léojac et Fargues et de Bellegarde et Labastide, a en
effet la rare caractéristique de ne posséder, du moins encore,
aucune véritable agglomération principale…. Et aucun édifice de
culte :église ou temple. L’église la plus fréquentée est
celle de Léojac-les-Farguettes situées sur le territoire de la
commune de Montauban, à quelques centaines de mètres seulement de Léojac-Bellegarde.
Fort modeste, elle est dédiée à saint Symphorien, martyr d’Autun ;son
origine semble remonter à l’époque mérovingienne. Plusieurs fois
détruite pendant les guerres de religion, elle a été restaurée au
XVII°s. Elle comprend, essentiellement, une nef plafonnée suivie
d’un chœur, flanqué de deux chapelles voûtées d’ogives, et
terminé par une abside semi-circulaire. Le clocher mur terminé par
un pignon en accolade s’élève au-dessus du porche. C’est dans le
cimetière de cette église que sont inhumées la mère et la sœur de
Mme Michelet, épouse de l’historien bien connu.
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