D’après
le Boscus, Monteils fait sa première apparition dans l’histoire en
1165. Par une bulle du pape, Alexandre III, le chapitre de Saint-Antonin
est maintenu dans la possession de l’église de Monteils connue sous
le vocable de Saint-Jean Baptiste.
Cependant, d’après Jacques NEVEU, des découvertes importantes
(tombes datées d’environ du VIè siècle de notre ère, quatre sites
gallo-romains, le plus important est celui du Sès, bijoux, silex,
bifaces...), semblent montrer que la vie existait déjà il y a plus
de 150 000 ans dans notre région.
Monteils était autrefois compris dans le taillable de
Caussade. La communauté de Caussade était depuis l’origine constituée
de sept paroisses : Notre Dame del Fraysse, Saint Sernin de
Montevols, Saint Pierre de l’Herm (La Bénèche), Saint Martin de Sesquières,
Saint Jean de Monteils, saint Cirice du Colombié, Saint Pierre de
Milhac. (d’après C. Sahuc)
Le territoire compris dans la commune de Monteils fut
l’apanage de plusieurs seigneurs (les Milhac, les Peyrelade, les Bazagues,
les Jagot...). Il y eut même une famille du nom de Monteils aux environs
de 1300. Le château de Monteils est cité pour la première fois dans
un titre de l’an 1239. (d’après L. Boscus)
En 1622 des contestations s’élevèrent entre les habitants
de Monteils et de Caussade au sujet de la nomination de noble Antoine
de Manas comme syndic catholique. Les deux parties en vinrent aux
mains et le plus profond antagonisme divise alors les deux paroisses
jusqu’en 1729. (d’après L. Boscus)
En 1728, Pierre Lacombe, écuyer, seigneur de Monteils,
adjudicateur de la justice royale veut obtenir du roy la séparation
de la paroisse de Monteils de la communauté de Caussade. Il est plus
glorieux pour lui d’être seigneur de la communauté de Monteils que
de la paroisse de Monteils. Caussade engage une bataille juridique
contre la revente de la justice. (d’après C. Sahuc)
Le 24 mai 1729, un arrêt du Conseil d’Etat à Compiègne
prononce la désunion entre les 2 paroisses. Les actions en justice
se poursuivent des deux côtés. (d’après C. Sahuc)
Monteils se dote de son cadastre de 1757 à 1768. Le
nombre de propriétaire est passé de 160 environ en 1640 à 214 en 1768.
(d’après C. Sahuc)
Jean Lugan-James est un des tous premiers propriétaires
parmi les habitants en 1789.
En 1789, le cahier de doléances de Caussade porte comme
première revendication le retour de Monteils dans la communauté. « Cette
paroisse profite de nos commodités et de nos dépenses locales sans
y contribuer en rien ». (d’après C. Sahuc)
En 1791, il y avait 1036 habitants à Monteils? (D’après
J. Neveu )
Il semble qu’en mars 1790, Jean Boé, curé, était en
même temps le maire de Monteils.
Le 24 septembre 1791, Jean Bédé Doumarc le remplace.
Le 20 octobre 1792, Jean Lugan Jamé, Prêtre, est élu
maire et trésorier de la commune de Monteils.