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Son histoire...



L'histoire de St Nicolas de la Grave


     Saint Nicolas est une sauveté fondée en 1135 par l’abbé Guillaume de Moissac avec l’accord de Saxet, vicomte de Lomagne, et de Sybille, Vicomtesse d’Auvillar.

     Durant les XII° et XIII° siècles, Saint Nicolas eut à souffrir des contestations qui ne cessaient de s’élever entre le Vicomtes de Lomagne et les abbés de Moissac. Ces derniers demeuraient les seuls seigneurs et maître de cette charnière stratégique, et y construisent le château actuel, reliant avec des souterrains leur abbaye de Moissac.

     Ce château, plein d’histoires et de souvenirs, domine de ses quatre tours la vallée de la Garonne et les premières terrasses de la Gascogne. Richard Cœur de Lion y séjourna, et l’histoire raconte qu’il aurait fait construire la tour de devant dite « Tour des Anglais ».

     En ce temps-là, la Garonne avait son cours au pied du château. Un vieux quartier aujourd’hui aménagé en promenade et dominant la vallée, « le Tap d’Auriol », était le repaire des pirates. L’ancien port était situé au bas de ce quartier dont la rue actuelle porte le nom de « La Cale ».

     L’histoire du territoire de Saint Nicolas de la Grave apparaît à l’époque romaine, comme en témoignent quelques vestiges archéologiques.

     Au lieu-dit « Marcassus » sur la rive gauche de la Sère, des ruines d’une villa gallo-romaine furent découvertes.
     Au lieu-dit « Les Arènes », un chapiteau corinthien en marbre blanc a été trouvé.
     A l’ouest du village, des fragments de tuiles, de poteries, d’amphores ont été signalés. Un très vieux chemin passant aux « Patots » pourrait être une voie romaine.

     Dominé par les quatre tours carrées de son château, Saint Nicolas appartient à la génération des « sauvetés », agglomérations fondées par les monastères antérieurement au mouvement de création des « bastides ».

     L’abbé de Moissac, associé au Vicomte de Lomagne, lui accorda une charte en 1135. Il semble qu’un premier noyau existait déjà à cette époque autour du château. Le bourg ancien s’inscrit dans un « rectangle » de boulevards, les extensions plus récentes forment un tissu beaucoup plus dispersé. Le plan du bourg est relativement régulier. Un axe principal, à peu près rectiligne, le traverse. Au centre s’ouvre la place de la halle, bordée de deux rangs de couverts ou cornières.


 
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