Commune de Sérignac
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L'histoire de Sérignac

  



 Un peu d'histoire


   SERIGNAC doit son nom à un riche propriétaire gallo-romain, SERENIUS qui possédait une vaste propriété à côté de la Gimone (où se situe aujourd’hui la zone artisanale) . Il a été trouvé, dans cette propriété quelques vestiges d’une chapelle et  en 1960, un sarcophage par Eloi SOUBIRAN, agriculteur. Des vestiges archéologiques gallo-romains (tessons de céramique, monnaies, fragments de tuiles et de briques) datant des premières années de l’ère chrétienne (ans 1 et 2) ont été découverts dans la grand-rue , à proximité du restaurant du faubourg et au lieu dit « Pastisse »

   Les murailles de cet ancien village fortifié se sont effondrées à la fin du 16ème siècle). Néanmoins les vestiges du caractère médiéval sont encore visibles de nos jours à travers des maisons à colombages et des ruelles étroites.
   On peut retrouver dans les archives du Tarn et Garonne des actes notariés concernant la seigneurie de Sérignac (Sairinhaco) à partir de 1224 et les cahiers de doléances des Sérignacais en 1789.
   SERIGNAC fut une baronnie du GIMOES et l’apanage ordinaire des fils puinés de la maison de Terrides.
 
   L’histoire de la commune a été marquée par de fortes personnalités


GERAUD de SERIGNAC (1550 - 1600)

   Le baron de Terrides alias Géraud de Sérignac, épousa la cause des calvinistes qui en firent leur général. Pour l’exemple , le roi dépêcha une armée qui mit à feu et à sac le château de Terrides (août 1574). Les traces de cette répression sont encore visibles aujourd’hui. Pour se venger, Géraud de Sérignac rasa l’abbaye de Belleperche (octobre 1574) et exécuta tous les moines (seul le Père Prieur en réchappa en plongeant dans la Garonne). Plus tard, il deviendra gouverneur de Montauban et fera fortifier différents points de la ville, et en particulier le faubourg du Tarn auquel il donnera le nom de VILLEBOURBON


LES DUMASBON (curés de 1695 à 1795)

   Certains pasteurs estimaient que les économies qu’ils avaient réalisées sur les produits de la dîme et dont ils touchaient une part, devaient être répandues en aumônes ou léguées en œuvres de bienfaisance.
   Sur le point de quitter sa cure en 1678, François DUMASBON, créa par testament  une œuvre chargée de doter les filles pauvres de Sérignac. Elles recevaient 30 livres (environ 4 mois de salaire d’un salarié agricole) le jour de leur mariage. Son œuvre fut poursuivie par son neveu et petit neveu ( curés de même nom ) durant 50 ans  et ne s’éteignit qu’à la révolution Française.


LE GENERAL RAYMOND (alias Musa Ram) 1755-1798

   Cet enfant de Sérignac, s’est illustré aux Indes ou il s’évertua à contrer la politique Anglaise. Général commandant des troupes du sultan du DECCAN, NIZAM Ali, qui en fit même un prince de sang, il réussit à contenir les rebellions et protéger le sultanat des convoitises extérieures. Il meurt empoisonné, probablement par les Anglais. Un monument de 7 mètres de haut marque le site de sa tombe à 8 kms d’HYDERABAD (2,5 millions d’habitants). Son uniforme est toujours vénéré à KHERDHA  et une foire « mela » a lieu tous les ans le 6 mars, jour anniversaire de sa mort à HYDERABAD.  Si l’histoire  de France a retenu les noms de  DUPLEIX et PATISSIER de BUSSY, les hindous ont gardé dans leur cœur  le nom de Joachim RAYMOND qu’ils appellent affectueusement  MUSA RAM ou MUSA RAHIM chez les musulmans. D’ailleurs, sa disparition a marqué la fin de l’influence Française auprès des princes Hindous.





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